Un rat sur l’épaule

Je n’ai pas ce don qu’elle a de capter la moindre chose, la moindre brise, la moindre émotion. Elle semble, à chaque instant, redécouvrir le monde à coup de grands yeux de geais.

Il y a dix ans je la regardais comme une bête curieuse, puis comme une amie et maintenant je réalise que ce n’est pas mes yeux qui la regardent mais mon cœur tout entier.

Ses narines bougent comme si elle humait l’air vibrant, puis son visage tant observé se tourne vers moi.